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2026
Dans l'affaire de la rue Franche, l'Antoine Thomas qui tient Toulon de 1466 à 1480 est le châtelain des années 1440 en personne : René l'a nommé capitaine et châtelain à vie dès janvier 1448, et il commandait déjà une galère royale en 1439. En 1479, le roi l'exempte encore de la taille pour un demi-feu à Hyères. Reste à savoir s'il s'agit également du viguier d'Hyères de 1444.
Dès 1056, un fossé descend jusqu'à la mer près des salins d'Hyères, qu'il ceinture côté terre. On n'y voyait jusqu'ici qu'un drain contre les eaux douces. Un acte de 1337 révèle son second rôle : c'était une voie navigable. L'enquêteur du roi, Leopardo da Foligno, exige en effet qu'une barque chargée de sel puisse le parcourir d'un bout à l'autre et y faire demi-tour. Aujourd'hui encore, le relief LiDAR montre, aux deux extrémités du canal, un élargissement assez grand pour qu'une barque y tourne.
Pierre Rodulphe, dit « le baron », n'a jamais possédé de baronnie : il porte ce surnom depuis son service en Calabre. Une nouvelle frise retrace sa carrière et celle des siens : châtelain du Luc puis d'Hyères, capitaine de la marine de Provence, il avertit Toulon du passage des galères catalanes, lui prête cent florins et l'aide à réparer ses remparts.
La frise des châtelains intègre le séjour du roi René en mars 1449 et s'ouvre désormais sur la venue de saint Louis au château en 1254, après son débarquement raconté par Joinville. L'acte des moulins de 1504 se conclut dans la chambre haute de Charles Rodulphe, seigneur de Limans. Enfin, pour l'Almanarre, l'étymologie arabe a été présentée comme une certitude non sous la plume de Denis, mais dans la réédition après sa mort.
Hiver 1309 : un homme de La Garde est retrouvé mort près d'Hyères, une cape de berger à ses côtés. Les soupçons se portent sur les bergers de la Roya, descendus avec leurs troupeaux passer l'hiver sur la côte.
L'enquête sur l'Almanarre réunit deux indices : en 1248, un frère italien de passage note déjà l'appellation « de Manara » pour désigner un habitant du lieu, tandis que les textes arabes ne mentionnent aucune vigie sur ce littoral. La chronologie du Béal détaille les réparations du château d'Hyères : plus de 1 500 florins en 1449, et mille de plus à prévoir. Quant à la remise du château en 1431, elle s'inscrit dans une reprise en main générale : entre 1429 et 1432, le roi reprend aux Villeneuve quatre forteresses, dont celle d'Hyères.
En 1423, un commissaire du roi fait le tour du château d'Hyères et note tout ce qu'il contient, des bombardes de la chapelle au tonnelet de verjus. Huit ans plus tard, on refait la visite pour compter ce qui manque.
La frise des châtelains s'étend à Guillaume Mareschal, en 1495. Le texte sur Albenga intègre l'avis d'un historien de 1891, et la chronologie du Béal mentionne Bernard d'Abisse, bailli du Luc en 1434. Enfin, dans la société des moulins de 1487, Louis Rodulphe apparaît aussi comme coseigneur de Cuers.
Une nouvelle frise retrace les châtelains d'Hyères, de 1257 à 1620. Le récit de 1323 compare désormais les travaux prévus au château d'Hyères à ceux des autres châteaux de la côte et détaille les provisions de Brégançon. Correction dans l'affaire de la rue Franche : Jean Avignon était clerc depuis une vingtaine d'années.
Un nouveau récit. En 1323, douze galères sont armées contre Nice. Le roi envoie son trésorier inspecter toute la côte de Provence, d'Albaron jusqu'à La Turbie. À Hyères, le 20 mars, il réunit les habitants et leur laisse le choix : bâtir un rempart autour de la ville basse, ou remonter tous vivre dans la forteresse.
Trois textes nouveaux : la fontaine de l'abreuvoir public d'Hyères, mentionnée dans un jugement de 1428 ; l'origine du nom de l'Almanarre, réputé arabe, dont le dossier n'avait pas été rouvert depuis les années 1960 ; et un moulin vendu deux fois en 1429, à un jour d'intervalle.
Un nouveau récit : dans la ville haute d'Hyères, une rue entière ne payait pas l'impôt en échange de la garde des remparts. En 1444, les officiers du roi passent outre ce privilège. Le quartier refuse de payer, et l'affaire monte jusqu'à la cour d'Aix.
Un acte inédit rejoint le dossier des moulins. En 1504, deux familles se partagent encore cinq moulins du canal. Elles comptent la recette chaque samedi.
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